Santé en Nouvelle-Zélande : système public, ACC et assurance
Le système public néo-zélandais est financé par l'impôt, mais un Français n'y a droit que s'il est résident ou titulaire d'un visa de travail de 2 ans ou plus. Il n'existe aucun accord de santé ni de sécurité sociale entre la France et la Nouvelle-Zélande : PVT, visiteur et retraité temporaire s'assurent eux-mêmes. Le seul filet universel est l'ACC, qui prend en charge les accidents survenus sur place.
Par Sofia Benali · chiffres vérifiés le 6 novembre 2026

Votre visa, vos droits à la santé
| Profil | Soins publics | À prévoir |
|---|---|---|
| PVT (12 mois) | Non, sauf accident (ACC) | Assurance PVT complète |
| Visa de travail de 2 ans ou plus | Oui | Assurance locale facultative |
| Résident (Green List, points) | Oui | Assurance locale facultative |
| Retraité temporaire (66 ans et plus) | Non | Assurance obligatoire pour le visa |
| Parent Boost | Non | Assurance médicale et voyage exigée |
| Visiteur, télétravailleur | Non | Assurance voyage |
Ce que coûtent les soins en Nouvelle-Zélande
Généraliste : 45 à 75 NZD inscrit
Chaque cabinet fixe son tarif. Un patient non inscrit (casual) paie de 90 à 180 NZD selon la ville, soit 45 à 90 €.
Médicaments : environ 5 NZD
Un ticket modérateur par médicament remboursé pour un adulte éligible. Le dentaire adulte n'est pas pris en charge par le public.
Non éligible : plein tarif
Un PVTiste ou un retraité paie le coût complet au cabinet et à l'hôpital. D'où l'assurance obligatoire.
Des délais d'attente longs
Chirurgie programmée et spécialistes attendent longtemps dans le public : c'est la raison d'une assurance privée, même pour un résident.

L'ACC : ce qu'il couvre, ce qu'il ne couvre pas
L'Accident Compensation Corporation couvre tout le monde en Nouvelle-Zélande, touristes compris, financée par 1,75 % de prélèvement sur les salaires.
Ce qui n'est pas couvert
- La maladie : une appendicite ou un cancer ne sont pas des accidents.
- Le rapatriement vers la France.
- Les soins après le retour en France.
- Les accidents à bord du navire ou de l'avion d'arrivée.
Ce qui est couvert
- Les soins d'un accident survenu en Nouvelle-Zélande, pour tous les visiteurs.
- La rééducation reçue sur place.
- Le ski, la rando, le surf : un accident de sport reste un accident.
- Aucune inscription préalable pour en bénéficier.
Quelle couverture prendre côté France
La Sécu française ne rembourse pas sur place, et la CFE rembourse sur la base des tarifs français, insuffisants face aux prix néo-zélandais.
PVTiste
Une assurance PVT couvrant maladie, hospitalisation et rapatriement : environ 407 € par an pour un contrat de 6 mois ou plus. Prenez 12 mois d'un coup.
Salarié avec visa de 2 ans
Vous accédez au public, mais les listes d'attente justifient une assurance privée (Southern Cross, nib, AIA) : de l'ordre de 60 à 95 NZD par mois à 35 ans avec une franchise de 500 NZD, selon un comparatif ancien.
En emploi local, vous quittez l'Assurance maladie française. La CFE, adhésion volontaire, maintient un lien.
Retraité ou accompagnant
Assurance santé et voyage obligatoire pour le visa retraité, avec un coût qui monte fortement après 70 ans. Voir la santé du retraité en Nouvelle-Zélande.

Comptez vos 24 mois de visa à partir de la date d'arrivée, pas de la délivrance : c'est le piège que signale Immigration New Zealand. Une fois éligible, inscrivez-vous tout de suite chez un généraliste : inscrit, la consultation coûte moitié moins cher que casual.
Les questions sur la santé en Nouvelle-Zélande
La santé est-elle gratuite en Nouvelle-Zélande ?
L'hôpital public l'est pour les personnes éligibles. Le généraliste coûte 45 à 75 NZD (≈ 23 à 38 €) et les médicaments environ 5 NZD l'unité.
La Sécu française rembourse-t-elle en Nouvelle-Zélande ?
Non : il n'existe aucun accord entre les deux pays, et le formulaire S1 ne vaut que dans l'Union européenne, l'EEE et la Suisse. La CFE maintient un lien, sur la base des tarifs français.
Que couvre l'ACC pour un touriste ?
Les soins après un accident survenu en Nouvelle-Zélande, même pour un visiteur. Pas la maladie, pas le rapatriement, pas les soins après le retour en France.
Faut-il une mutuelle sur place ?
Pour un résident, une assurance privée sert surtout à éviter les délais d'attente. Pour un PVTiste ou un retraité temporaire, une assurance complète est obligatoire pour obtenir le visa.
