Santé au Japon : l'assurance obligatoire, ce qu'on paie, ce que la Sécu ne couvre pas
Au Japon, toute personne qui réside plus de 3 mois doit cotiser à l'assurance maladie publique : par l'employeur si vous êtes salarié (≈ 5 % du salaire à Tokyo), par la mairie sinon. Vous payez 30 % du prix des soins, avec un plafond mensuel de 61 500 à 85 800 JPY pour la plupart des foyers (≈ 347 à 484 €). Une première consultation revient à environ 870 JPY (≈ 5 €). Point clé : l'accord France-Japon ne couvre pas la maladie, il n'y a ni S1 ni carte Vitale utilisable.
Par Sofia Benali · chiffres vérifiés le 2 novembre 2026

Les deux assurances publiques japonaises
| Assurance des salariés (shakai hoken) | Assurance nationale (NHI) | |
|---|---|---|
| Pour qui | Salariés d'une entreprise affiliée | Indépendants, PVT, étudiants, sans emploi |
| Où s'inscrire | Par l'employeur | À la mairie, avec l'adresse |
| Cotisation | 9,85 % à Tokyo, moitié pour vous | Sur le revenu de l'année précédente + forfait |
| Dès 40 ans | +0,81 % pour la dépendance | Part dépendance ajoutée |
| Depuis avril 2026 | +0,12 % contribution enfance | Part enfance ajoutée |
| Reste à charge | 30 % de 6 à 69 ans | 30 % de 6 à 69 ans |

Ce que coûtent les soins au Japon en 2026
Le plafond de vos frais de santé, par mois
Au-delà, l'assurance paie tout. Montants par foyer, pour les moins de 70 ans, depuis le 1er août 2026.
| Revenu annuel du foyer | Plafond par mois | Plafond par an |
|---|---|---|
| Moins de 3,7 M JPY | 61 500 JPY (≈ 347 €) | 530 000 JPY |
| 3,7 à 7,7 M JPY | 85 800 JPY (≈ 484 €) + 1 % au-delà de 286 000 JPY | 530 000 JPY |
| 7,7 à 11,6 M JPY | 179 100 JPY + 1 % au-delà de 597 000 JPY | 1 110 000 JPY |
| 11,6 M JPY et plus | 270 300 JPY + 1 % au-delà de 901 000 JPY | 1 680 000 JPY |

Votre Sécurité sociale française au Japon : ce qu'il en reste
Un accord sans volet maladie
L'accord France-Japon, en vigueur depuis le 1er juin 2007, ne couvre que la retraite et le détachement. Pas de S1, pas de remboursement par la CPAM.
Le détaché garde la Sécu
Jusqu'à 5 ans, il est exonéré des cotisations japonaises et se fait rembourser par la CPAM sur facture, avec le formulaire S 3125c.
La CFE, en complément
Adhésion volontaire, remboursement sur la base des tarifs français. Utile pour un retour en France ou un retraité. Cotisations +11 % au 1er avril 2026.
Avant l'inscription en mairie
Les premières semaines, et en visa nomade ou long séjour touristique, seule une assurance privée vous couvre.

Déclarez vos revenus à la mairie même s'ils sont nuls la première année. Sans cette déclaration, la mairie ne peut pas appliquer la réduction de 70 % pour bas revenus et vous envoie une cotisation NHI au maximum. C'est le formulaire le plus rentable de votre installation.
Les questions sur la santé au Japon
La Sécurité sociale française couvre-t-elle les soins au Japon ?
Non, sauf pour un salarié détaché, qui reste affilié en France jusqu'à 5 ans. L'accord de 2007 ne prévoit rien en maladie : un expatrié cotise au régime japonais, avec la CFE ou une assurance privée en complément.
Combien coûte une consultation chez le médecin au Japon ?
Environ 870 JPY (≈ 5 €) de base pour une première consultation avec l'assurance, qui rembourse 70 % d'un tarif national de 2 910 JPY. Avec les médicaments, la facture tourne souvent autour de quelques milliers de yens.
L'assurance santé est-elle obligatoire au Japon ?
Oui pour tout résident de plus de 3 mois, avec une carte de séjour : par l'employeur pour un salarié, à la mairie pour les autres. Les impayés pèseront sur le renouvellement des titres de séjour à partir de juin 2027, selon le projet du gouvernement.
Les soins sont-ils chers au Japon ?
Non avec l'assurance : vous payez 30 %, plafonnés à 61 500 ou 85 800 JPY par mois pour la plupart des foyers. Sans assurance, en revanche, vous payez 100 % du tarif, et parfois bien plus.
Faut-il une lettre du médecin pour aller à l'hôpital au Japon ?
Pour un grand hôpital, oui, sinon il facture un supplément d'au moins 7 000 JPY à la première visite. On commence par une clinique de quartier spécialisée, sans médecin traitant obligatoire. Les urgences se joignent au 119 : voir sécurité au Japon.
