Visa retraité au Japon : il n'existe pas, trois voies pour rester
Le Japon ne délivre aucun visa retraité. Un Français peut y rester 90 jours par séjour sans visa, ou un an au plus avec le long séjour touristique, s'il justifie 30 M JPY d'épargne (≈ 169 000 €) et une assurance privée. Seuls le mariage avec un Japonais, ou une carrière au Japon menant à la résidence permanente, permettent d'y vieillir durablement.
Par Gérard Lamothe · chiffres vérifiés le 13 octobre 2026

Les statuts possibles pour un retraité français
| Statut | Durée | Condition clé | Santé publique |
|---|---|---|---|
| Sans visa | 90 jours par séjour | Aucun travail, pas de prolongation | Non |
| Long séjour touristique | 6 mois + 6 mois, puis départ | 30 M JPY d'épargne, assurance privée | Non |
| Conjoint d'un Japonais | 1 à 5 ans, renouvelable | Mariage légal | Oui (NHI) |
| Résident permanent | Illimitée | 10 ans de séjour en principe | Oui (NHI) |
| Gestion d'entreprise | 1 à 5 ans | 30 M JPY de capital et 1 salarié | Oui (NHI) |
Le long séjour touristique, étape par étape
L'épargne en place
30 M JPY seul ou avec le conjoint qui voyage avec vous, visibles sur les relevés des 6 derniers mois.
L'assurance privée
Décès, accident et maladie au Japon, pour toute la durée du séjour. L'immigration ne fixe pas de montant minimal.
Le visa au consulat
Programme du séjour, relevés, assurance, photo. Visa simple : 15 000 JPY (≈ 85 €) au barème japonais depuis le 01/07/2026.
La prolongation
Au bureau de l'immigration, avant la fin des 6 mois, avec une attestation de solde : 18 000 JPY (≈ 101 €) au guichet.
Le départ
Le statut ne dépasse pas un an. Aucun texte ne garantit un nouveau long séjour juste après.

Les frais de séjour en 2026
Les pièges du séjour d'un retraité
90 jours, pas un de plus
Les Français ne peuvent pas prolonger sur place, contrairement aux Allemands ou aux Suisses, qui obtiennent 6 mois.
Les séjours enchaînés
Au-delà d'environ 180 jours par an en touriste, l'immigration peut refuser l'entrée. Gardez un billet retour et une adresse en France.
Aucun travail
Ni sans visa ni en long séjour, même quelques cours de français payés.
Acheter n'ouvre aucun droit
Un étranger achète librement au Japon, mais la propriété ne donne aucun titre de séjour.


Le long séjour s'obtient sans difficulté, mais il n'y a pas de troisième période : au bout d'un an, départ obligatoire. Si vous rêvez de plusieurs années, le long séjour est une année d'essai, pas une installation.
Les questions sur le visa du retraité au Japon
Existe-t-il un visa retraité au Japon ?
Non. Le Japon n'a aucun statut réservé aux retraités. Le plus proche est le long séjour touristique : un an au plus, avec 30 M JPY d'épargne et une assurance privée.
Combien d'argent faut-il pour le long séjour au Japon ?
30 M JPY (≈ 169 000 €) d'épargne, seul ou avec le conjoint qui voyage avec vous, prouvés par 6 mois de relevés. Le seuil passe à 60 M JPY si le conjoint voyage séparément. Sans carte de séjour, la santé passe par cette assurance : la santé du retraité.
Combien de temps un retraité français peut-il rester au Japon ?
90 jours par séjour sans visa, sans prolongation sur place. Avec le long séjour touristique, 6 mois renouvelables une fois, soit un an au plus.
Peut-on obtenir la résidence permanente au Japon à la retraite ?
Rarement. Il faut en principe 10 ans de séjour, des revenus suffisants et, selon les lignes directrices de 2026, un japonais de niveau B1. Le conjoint d'un Japonais peut la demander après 5 ans de mariage et 3 ans au Japon.
Acheter une maison au Japon donne-t-il un visa ?
Non. Un étranger peut acheter sans restriction de nationalité, mais l'achat ne donne aucun droit de séjour. Voir acheter un bien au Japon.
